1er et 2 juillet 2017
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Epreuve de lenteur

admin mai 1, 2016

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SAMEDI 16 JUIN

Réservée aux véhicules d’avant 1940, l’épreuve de lenteur rappellera que ces démonstrations étaient très en vogue entre les deux guerres, pour mettre en évidence la fiabilité des moteurs, particulièrement leur joint de culasse.

Au sortir de la grande guerre, et forts de l’expérience de celle-ci, les motoristes font évoluer leur constructions. Qu’ils soient constructeurs d’automobiles, ou plus simplement de moteurs, tous se tournent vers les moteurs à culasse détachable. Certains ont commencé bien avant la guerre (Ford en 1908), mais en 1919, surtout en France la majorité des moteurs sont « Borgnes » (Bugatti le restera jusqu’au bout, Renault s’y met au début des années 20). Qui dit moteur borgne dit culasse non détachable, donc pas de joint de culasse. Mais en revanche (sauf pour les arbres à cames en tête comme Bugatti), chambre de combustion plus grande donc taux de compression moins élevé, donc moteur moins performant.

Mais cette technique du joint de culasse engendre une fragilité, car non seulement ce joint assure l’étanchéité de la chambre de combustion, mais aussi l’étanchéité du passage de l’eau de refroidissement, et pour les moteurs culbutés (encore rares) et les arbres à cames en tête (encore plus rares), le passage de l’huile de lubrification.

Quand un moteur borgne chauffe trop, il serre. Donc il se bloque, mais pas trop brutalement, l’auto s’arrête. On laisse refroidir, on remet de l’eau, car il en manque, et on repart. Avec un joint de culasse quand on arrive à ce stade (surchauffe avec perte d’eau par évaporation), si on ne s’est pas arrêté avant en surveillant la température d’eau, le joint lâche. Soit entre 2 cylindres= perte de compression, soit entre cylindre et passage d’eau= eau dans le moteur et dans l’huile + pression dans le radiateur, soit entre eau et huile, le moteur tourne encore mais la lubrification à l’eau ce n’est pas génial. Soit enfin le joint lâche sur les trois points. De toute façon il faut réparer.

Comment prouver la fiabilité d’un moteur à joint de culasse si ce n’est en le faisant chauffer. L’idéal : monter une longue côte le plus doucement possible. A ces vitesses faibles le radiateur n’est plus ventilé par l’air de la vitesse de déplacement, et le véhicule qui montera la cote le plus lentement sans faillir, prouvera que son système de refroidissement est bien étudié, et que le joint de culasse (qui ne lâche dans 95% des cas que par surchauffe) n’a rien à craindre.

Ces courses furent très en vogue entre les deux guerres. D’une part elles démontraient la qualité de construction des moteurs, et d’autre part elles offraient un spectacle sans danger donc facile d’accès, et simple à organiser.

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